Comme l’année dernière, l’ARC Soumagne vous propose un minitrip à la mer, à Nieuport. Ce joyau côtier
Nieuwpoort Nieuport
Court séjour
Les voyages les mieux préparés peuvent être remplis de surprises. Nous avons reçu la veille du départ un e-mail qui annonçait quelques modifications du programme initial. Cela peut arriver. Nous partions confiants pour notre croisière sur le Danube. Dès le deuxième jour, nous avons compris que la croisière se passerait… à quai à Vienne.
La veille nous avions remonté le Danube en direct.
ion de l’abbaye bénédictine de Melk, un magnifique ensemble architectural, puis en naviguant vers l’aval nous nous sommes arrêtés à Dürnstein, une petite cité médiévale pittoresque, dans une région de vignobles, ce qui nous a permis de goûter leur vin, ma foi, très agréable.
Au retour à Vienne, le commissaire de bord (oui, c’est un peu stalinien comme appellation) nous annonçait que nous ne naviguerions plus et il nous proposait des visites de bâtiments à Vienne ou un rapatriement.
Tout le monde était déçu. Nous n’avions pas choisi cette formule de voyage. Si certains étaient contents de découvrir Vienne plus en profondeur – dans le programme initial nous ne devions y rester qu’un jour –, d’autres avaient déjà visité la ville.
Personne n’a voulu rentrer. Nous avons accepté les propositions et nous en avons ajouté. Le personnel du bateau s’est montré actif et compréhensif.
Il a été possible de visiter le cœur de la jolie capitale slovaque, Bratislava, qui n’est qu’à 80 km de Vienne. Le déplacement en car était acceptable. Par contre la proposition de rejoindre Budapest par la route (4 heures aller et 4 heures retour) n’a été acceptée que par 6 personnes.

À Vienne, nous avons pu visiter l’opéra, la maison Strauss, le musée du Belvédère, Schönbrunn, le trésor des Habsbourg, le musée Sissi et ses appartements ainsi que ceux de son mari, François-Joseph. Lors de la dernière soirée, nous avons assisté à un concert viennois accompagné de danseurs et de chanteurs.
Si j’y ajoute le confort du bateau, les excellents repas et la grande convivialité des participants, notre sort n’était-il pas enviable ?
Stefan Zweig, un grand auteur viennois
is, écrit dans son livre testament, Le Monde d’hier : « Si je cherche une formule commode qui résume l’époque antérieure à la Première Guerre mondiale, dans laquelle j’ai été élevé, j’espère avoir trouvé la plus expressive en disant : « C’était l’âge d’or de la sécurité ».
Je suis tenté de dire la même chose de la deuxième moitié du 20ᵉ siècle. Nous sommes maintenant entrés dans une période de turbulences. Les événements géopolitiques et climatiques peuvent perturber jusqu’à nos vacances. Mais faut-il se plaindre au vu de ce qu’il se passe en Ukraine, en Palestine, au Liban, en Espagne, en France et dans bien d’autres pays du monde ?
Francis Mordant
