Nous vous proposons une belle occasion de commencer les vacances d’été dans un endroit magnifique qui
Activité d'un jour
ARC Soumagne asbl est une antenne de l’association Action et Recherche Culturelles, association d’éducation permanente implantée à Bruxelles et en Wallonie depuis 1978. Notre asbl lutte pour le droit au respect, à la reconnaissance et au développement des pluralités culturelles qui composent notre société. Elle soutient la capacité de chacune et chacun à faire valoir ce droit et vise l’émancipation de toutes et tous.
ARC est composée d’un secrétariat général et de 7 antennes réparties en Région Bruxelles, Brabant Wallon, Province de Namur, Province de Liège et Hainaut : Bruxelles, La Louvière, Liège, Namur, Récollets, Soumagne, Verviers.
Si chaque antenne a ses spécificités, le socle de valeurs et d’actions est commun à toutes ses entités. C’est pourquoi, les antennes d’ARC et son secrétariat général inscrivent leurs actions au cœur des problématiques sociales, économiques, culturelles et politiques contemporaines : précarité, oppressions, exclusion numérique, droit à la culture, accès au logement, égalité hommes femmes …). Le Secrétariat général d’ARC est également reconnu comme entreprise d’économie sociale et dispose d’un agrément en insertion socio-professionnelle.
Les différentes entités de l’asbl diversifient leurs niveaux d’intervention dans le cadre de stratégies coordonnées allant de l’aide sociale de première ligne à la recherche, en passant par la diffusion culturelle, la sensibilisation et la formation.
ARC Soumagne organise principalement des activités de diffusion culturelle (voyages, sorties culturelles) et des ateliers (artistiques, informatique, …).
Au sein d’Arc Soumagne, 2 animatrices travaillant à mi-temps gèrent le côté administratif, organisationnel et festif. Par contact téléphonique ou électronique, elles sont à la disposition des personnes intéressées par nos activités. Elles assurent une permanence le lundi après-midi à l’ancien presbytère, nᵒ 1, rue de la Chapelle à Micheroux-Chapelle (commune de Soumagne).
ARC entend lutter pour une société plus juste par le biais de la promotion et de la protection des droits culturels.
Les droits culturels englobent, selon la conception Patrice Meyer-Bish à laquelle nous nous rattachons, tous les droits qui permettent à chacun de d’accéder aux ressources nécessaires à son processus d’identification, les droits qui lui permettent de donner et de recevoir. […] Cela inclut les libertés d’exercer une activité culturelle de son choix (y compris les libertés de la langue, de la recherche et de la création), le droit d’accès aux patrimoines, de participer ou de ne pas participer à des communautés culturelles, les droits à l’éducation, à l’information (formation et information sont inséparables), le droit de participer aux politiques culturelles.
Plus précisément, ARC choisit de lutter pour une société où les droits culturels sont considérés non pas comme une conséquence de l’exercice des droits sociaux, politiques et économiques mais comme la base essentielle à partir de laquelle chacun peut choisir et défendre son identité culturelle. Nous pensons qu’une composante culturelle est inscrite dans tous les droits humains. Défendre les droits culturels, du point de vue de l’ARC, n’est donc pas une manière de limiter nos impacts à des droits humains spécifiques, mais plutôt une manière de défendre les capacités de chaque individu à exercer tous ses droits. Pour cette raison, nous aimons définir notre mission comme suit : « promouvoir et défendre le droit fondamental de chaque individu à une identité culturelle, en évolution ».
Notre ASBL cible en particulier les évolutions de notre société qui menacent l’exercice des droits culturels de tous les citoyens, en les limitant ou en les conditionnant à d’autres droits, à savoir :
La société dans son ensemble reproduit, via certains médias et discours politiques notamment, une image stigmatisante des nouveaux pauvres. La parole de ces citoyen·ne·s se trouve ainsi disqualifiée, en rétrécissant l’espace public et en affaiblissant le fonctionnement démocratique.
Certaines personnes, sans être forcément en situation de précarité, peuvent également ne pas se retrouver dans le modèle culturel dominant qui ne leur permet pas de réaliser leurs aspirations. Leur identité n’est pas à proprement parler niée, mais elle n’est pas pour autant prise en compte et reconnue par le modèle dominant.
Nos activités d’éducation permanente se déclinent dans 3 thématiques d’action : expression et démocratie, culture et capitalisme, société et numérique.
Pour de nombreux publics précarisés, l’accès même à l’expression est difficile (difficulté de s’exprimer dans la langue du pays, inhibition des compétences d’expression, refoulement du droit à prendre la parole dans l’espace public, contrainte extérieure, etc.). Par ailleurs, cette thématique s’adresse aussi aux groupes exclus de l’offre culturelle dominante, au sens où cette dernière ne leur permet pas d’exprimer leur identité culturelle propre.
D’outiller les personnes en situation de précarité pour leur permettre de s’autonomiser par rapport aux pressions que les politiques et la société dans son ensemble exercent sur elles et qui limitent l’exercice de leurs droits culturels. Ce travail d’affirmation culturelle est indispensable pour permettre aux personnes précarisées de construire et d’exercer leur propre identité culturelle et, à partir de là, de trouver leur place dans la société et la revendiquer.
De donner toute leur place aux expressions individuelles et collectives représentatives de la pluralité de la société. Le travail sur l’expression prend ainsi la forme d’une réelle anticipation sociale, où les personnes réfléchissent ensemble à la société dans laquelle elles vivent ou veulent vivre et explorent collectivement les besoins et aspirations qui ne sont pas pris en compte par la société, les formulent et les adressent aux niveaux de pouvoirs concernés.
La thématique d’action « Culture & Capitalisme » contribue à la restitution du pouvoir aux citoyens face au marchés. Elle vise à la fois les publics précarisés et les insatisfaits qui ne se retrouvent pas dans la culture véhiculée par le modèle économique actuel et voudraient la voir évoluer. C’est effectivement un changement structurel du modèle dominant qui est visé dans cette thématique, plutôt que la multiplication des alternatives ponctuelles à celui-ci, et cela nécessite donc une participation et une responsabilisation de tous les publics concernés.
De rééquilibrer les rapports de force face au marché pour transformer la culture économique. L’ARC a la conviction que l’augmentation de la capacité des individus et des groupes à défendre leurs droits culturels implique également un rééquilibrage des rapports de force dans la sphère économique. En effet, si la culture est l’ensemble de ce qui donne du sens pour les citoyens à leur vivre-ensemble, l’ARC lutte au-delà de la critique du modèle capitaliste en lui-même, pour un changement du modèle qui passe par une prise de pouvoir par les citoyens dans leur rôle d’acteurs à part entière de la sphère économique, ce qui leur permettrait de déployer leur droit d’imposer au marché et à l’État des règles de fonctionnement économique respectueuses des aspirations culturelles de chacun.
Comme le démontrent les statistiques, la fracture numérique touche prioritairement les publics précarisés. La digitalisation systématique et rapide ne tient que trop peu compte de leurs besoins et moyens spécifiques. Déjà en difficulté avec les outils informatiques actuels, ils risquent d’être totalement exclus de la société numérique.
La fracture stagne et pourrait même s’étendre. Dans notre travail, nous essayons de déconstruire la manière dont est gérée la numérisation actuelle de la société et les partis pris qui l’orientent.
À partir de cette perspective critique, nous réalisons des activités qui permettent à nos participants de reprendre le contrôle sur les outils numériques de manière à pouvoir réaliser de véritables choix concernant la façon dont ils s’en servent, voire même une transformation de l’offre imposée par le développement de la société numérique.
De concevoir une société numérique ouverte à l’épanouissement et au développement de chacun. L’ARC veut rendre les évolutions technologiques plus respectueuses, dans leurs applications pratiques, des droits culturels des personnes. Plus précisément, nous invitons les personnes à se réapproprier l’outil informatique et à l’adapter à leurs propres besoins sociaux, éthiques, culturels et économiques.