L'Alsace
Barchon : mercredi 28 novembre, 7 heures, Damien avance le car qui va emmener 45 voyageurs heureux de visiter, sous la conduite de Martine et Bernard Thiry, Luxembourg et Strasbourg. Mais pour rejoindre la capitale du Grand-Duché, il faut passer par Sterpenich et ses ralentissements ! Enfin, nous arrivons sous la pluie et, séparés en 2 groupes, nous suivons les guides sans rien perdre des commentaires grâce aux écouteurs. Un bel investissement que celui-là ! Même si les marchés de Noël nous cachent certains points de vue, nous avons vu de belles choses … sauf que notre guide, marchant assez vite, nous « semait » aux feux rouges. Ayant pitié de nos jambes, il nous a emmenés à la cathédrale. Dans la crypte, nous avons eu droit à un cours complet sur l’histoire du Grand-Duché qui, en 1364, comprenait 10.000 km² et a vu son territoire diminuer pour différentes raisons jusqu’à ce qu’un traité signé à Londres en 1839 le coupe en 2 au bénéfice de…la Belgique ! Il reste actuellement 2.586 km². C’est devenu un « Petit-Duché », lance le guide dont le groupe apprécie l’humour … et l’érudition. Nous descendons ensuite voir les fortifications, comme le rocher du Bock, que nous nous contentons d’admirer d’en haut. Après un bon repas dans la chaude ambiance de la « Brasserie du Cercle », nous reprenons la route vers notre hôtel, près de Strasbourg, La Tour Romaine, où le souper - enfin le dîner, nous sommes en France - nous attend après l’installation dans nos chambres. Service parfait, serveuses sympathiques, assiettes bien garnies et accompagnées de bons vins ; le séjour s’annonce bien !



Après une bonne nuit - les lits sont confortables – et le passage au buffet du « petit déjeuner », pas si petit que cela, nous partons à la rencontre de la capitale de l’Europe que nous trouvons couverte d’une couche de brouillard. Enfin, il ne pleut plus ! Les guides nous font visiter la cathédrale, chef-d’œuvre de l’art gothique, et nous faisons partie des 4 millions de visiteurs qu’elle recevra cette année. Dans la nef droite, un autre chef-d’œuvre nous attend, plus jeune celui-là, mais datant quand même de la Renaissance. L’Horloge astronomique de l’architecte Hans Thoman Uhiberge nous fait découvrir une partie des mouvements de ses figurines. Au XIXème siècle, elle fut transformée par Jean-Baptiste Schwilgué et, depuis 1987, elle est classée Monument historique à titre d’objet. Le bus nous attend et nous prenons la route du petit village de Kirrwiller qui abrite un peu malgré lui le Royal Palace. On le comprend quand on voit l’étendue du complexe et le nombre de cars qui passent par ses petites rues pour amener les quelque 1.000 spectateurs à chaque séance. Dans son restaurant, qui reçoit les 1000 convives sur plusieurs niveaux, nous dégustons un repas gastronomique : foie gras de canard (fait maison), chutney de fruits confits et pain figues raisins – suprême de volaille aux morilles, mousseline de céleri et roulé de pommes de terre – duo de Forêt Noire, sa génoise chocolat et griottine, mousse au kirsch glacée, le tout avec de bons vins. C’était le menu plaisir !!



A l’heure dite, on nous conduit aux places attribuées à notre groupe à l’extrême gauche de la salle. Cela ne nous a pas empêchés de voir le spectacle magnifique que les artistes nous présentaient. Grandes illusions, numéro comique, équilibriste

sur fil souple, où le fil n’était pas seul à être souple, la dame se penchant jusqu’à attraper un foulard posé entre ses pieds. Ovation méritée ! Idem pour un numéro en duo suspendus et reliés par des sangles. Une jongleuse les suivait qui maniait jusqu’à 5 ballons à la fois. Vint le clou du spectacle : un virtuose du diabolo, des diabolos ! car il en avait toujours plusieurs en mouvement autour de lui !

Le public ne le laissa qu’après 3 rappels ! Les girls se présentaient entre chaque numéro dans des costumes et des décors différents et oubliant parfois de porter le haut de leurs tenues, sans doute dans la hâte du changement de toilettes ! En suivant le préposé, nous arrivons dans le lounge, ce qui fait le 3e espace du complexe pouvant contenir 1.000 personnes. Un dernier verre, une remise de cadeau - un Bretzel et une bouteille de vin - et c’est le retour à l’hôtel pour le souper.



Notre dernier jour débute sous la pluie par le chargement des bagages, puis nous quittons La Tour Romaine pour un tour de Strasbourg en car. Le guide nous commente la visite et nous saurons tout sur les changements opérés dans la ville au gré des occupations. Quand elle était allemande, Strasbourg vit se construire un quartier reconnaissable au style des constructions, c’est le quartier allemand. Avec le car, nous longeons le port, qui occupe 25.000 personnes, et les différents bâtiments du quartier Européen avant de nous ramener à la Place de l’Etoile où s’est garé notre car pendant nos visites pédestres. Notre guide nous conduit vers la Petite France, quartier pittoresque aux nombreux canaux – ce qui a d’ailleurs coupé notre groupe en deux, le temps de voir la manœuvre d’un pont tournant laissant passer une vedette de tourisme. Les marchés de Noël se succèdent occupant la moindre placette et permettent de repérer les souvenirs à acheter pendant le temps libre avant le dernier repas pris en terre alsacienne. Nous avons rendez-vous au Gurtlerhoft. Une longue descente nous mène à une première salle remplie, puis une montée vers notre salle à manger avec un trajet semblable pour se rendre aux toilettes. Il n’y a pas que la petite France qui est pittoresque ! Au menu, après l’apéro, un seul plat, mais d’importance : une choucroute avec de la viande en bonne quantité suivie d’une glace alcoolisée, un festin que nous pourrons digérer dans le car qui, sous une pluie battante, quitte Strasbourg pour nous ramener, après un arrêt à Arlon où il ne pleut pas, à Barchon où nous arrivons à 21h30.



Malgré la météo mal disposée à notre égard, notre séjour en Alsace fut des plus agréables.



Merci à l’ARC, à notre sympathique chauffeur Damien et à nos mentors, Martine et Bernard Thiry.





François Bovy

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