Istanboul
1er jour – 24 avril


A 4 h 20’, 43 âmes quittent Barchon à destination de Zaventem d’où elles s’envolent vers la ville aux multiples noms : - Byzance jusqu’en 324 - Constantinople de 324 à 1453 - Istanbul depuis 1453 à nos jours.

Après 3 heures de vol, elles débarquent à Istanbul (en Roumelie) , où Ayhan, parlant parfaitement le français, les accueille avec, en prime, du soleil et une température agréable. Retrouvailles pour certains, prise de contact pour d’autres.

Déjà le transfert de l’aéroport à l’hôtel est un régal visuel ; il faut dire que 7 millions de bulbes de tulipes avaient été plantés en automne et s’épanouissaient pour nous accueillir, dans une profusion de couleurs, sur les bas-côtés des grandes avenues conduisant au coeur du quartier historique d’Istanbul (Sultanahmet). Lors de ce trajet, nous avons aperçu : - sur la droite, la mer de Marmara, - sur la gauche, les remparts de la muraille de Theodose II datant du début du 5ème s ; partiellement en ruine, ils sont, toutefois, superbes dans l’ensemble.

Après l’installation à l’hôtel Centrum, une balade de reconnaissance nous conduit au superbe Marché égyptien ; « régal olfactif et visuel » , et au Grand bazar.

Le restaurant de l’hôtel Arcadia, perché en hauteur, nous offre une vue magnifique sur la ville illuminée, et nous sert un repas bon et copieux.


2ème jour – 25 avril

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Temps agréable. Nous quittons l’hôtel à pied et nous dirigeons vers le Palais de Topkapi. Laissant à notre droite la magnifique « Sublime Porte », nous pénétrons dans l’enceinte du palais en longeant le superbe parc Gulhane, paré de splendides parterres de tulipes. Construit sous le règne du sultan Ottoman MEHMET II le conquérant au 15ème s, ce palais nous permet de découvrir, au travers de ses salles muséales, les trésors accumulés par les sultans Ottomans. Nous visitons les cuisines (chaudrons énormes) et les terrasses avec vue sur la Corne d’Or et le Bosphore.

Nous enchaînons avec la visite de la célèbre basilique « Sainte Sophie ». Construite au 6ème s. sous le règne de Justinien Ier, par Anthémios de Tralles et Isidore de Milet, transformée en mosquée après 1453, elle est devenue musée en 1934 sous la présidence de Mustafa Kemal dit Ataturk. Avec sa coupole centrale culminant à 56 m et percée de fenêtres cintrées diffusant une lumière intense, elle est tout simplement grandiose.

A un jet de pierre de Ste Sophie, nous pénétrons, pieds nus et foulard sur la tête pour les femmes, dans la Mosquée Bleue (Sultanahmet Camii) . Pour certains, c’est une grande première et un émerveillement. Construite au début du 17ème s. sous le règne du sultan Ahmet Ier, elle doit son surnom de Mosquée Bleue aux carreaux de faïence, à dominance bleue, qui recouvrent ses murs. De l’extérieur, comme à l’intérieur, c’est une pure merveille.

Nous déambulons ensuite sur la Place de l’Hippodrome ; vaste esplanade aérée et fleurie pourvue de 2 obélisques, d’un reste de la colonne serpentine, de la fontaine de Guillaume III et ici, comme dans d’autres endroits de la ville, nous rencontrons de nombreux chiens dormant sur les pelouses ou se promenant parmi les piétons.

Quittant la place de l’Hippodrome, nous arrivons à la Citerne Basilique que nous parcourons sur des pontons en ciment, dans une semi pénombre, et sous une haute voûte soutenue par une forêt de colonnes. Atmosphère humide et fraîche, poissons nageant dans une eau claire peu profonde.

Construite au 4ème siècle sous le règne de Constantin Ier le Grand, et agrandie au 6ème s. par Justinien Ier, cette citerne byzantine alimentait en eau la ville de Constantinople ; nous en garderons un souvenir inoubliable.

Cette journée, ponctuée par les appels à la prière des Muezzin, se termine au restaurant de la gare de Sirkeci d’où partait et arrivait le célèbre train de luxe « L’Orient express ». Tesekkür ederim à Ayhan de nous avoir fait découvrir ce restaurant très classe où un repas délicieux nous a été servi.


3ème jour – 26 avril.

Départ en car pour la Mosquée de Soliman le Magnifique. OEuvre de Mimar Sinan, architecte de la Cour, elle a été construite au 16ème s. Son élévation pyramidale repose sur un astucieux système de citernes remplies d’eau pour augmenter la résistance aux séismes. Sa salle de prière spacieuse et lumineuse, sa coupole centrale culminant à 53 m, la pureté de ses lignes et ses volumes, remarquablement proportionnés, font d’elle la plus grande et la plus belle mosquée d’Istanbul. Réputation non usurpée.

Remettant nos chaussures et enlevant nos foulards, nous reprenons le car qui nous conduit à l’église Saint Sauveur-In-Chora. Bâtie à la fin du 11ème s., agrandie au 14ème, elle a, elle aussi, été transformée en mosquée et, comme Sainte Sophie, ses mosaïques et fresques figuratives ont été recouvertes sous un badigeon de plâtre. En 1948, lorsqu’elle est devenue un musée, cette magnifique décoration a été révélée. La nef et ses bas-côtés en restauration, nous n’avons vu ce décor que dans l’exo narthex, le narthex et le paraclésion. »Régal visuel » pour ceux qui aime la mosaïque. A l’extérieur, les rues donnant sur la place devant l’église, étaient pourvues de jolies maisons en bois et, ici comme ailleurs, un grand nombre de chats se doraient au soleil.

Reprenant l’autocar, nous arrivons dans le quartier d’Eyüp, situé au fond de la Corne d’Or. Nous ne visitons pas (hélas) la mosquée, nous traversons sa cour où de fervents musulmans sont en prière. Il faut dire que l’endroit est un des principaux lieux saints de l’Islam turc après La Mecque et Jérusalem et que c’est ici que les petits Turcs mâles sont circoncis ; nous en avons rencontré en nombre ; ils sont reconnaissables à leur accoutrement blanc. L’atmosphère, empreinte de piété qui se dégage à Eyüp, est très particulière, et celui qui vient à Istanbul se doit d’y aller. Ne pas s’y rendre c’est se priver d’une expérience extraordinaire !

Nous continuons notre périple en funiculaire pour rejoindre le café « Pierre Loti », écrivain français du 18ème/19ème s , auteur d’Aziyadé et de « Les désenchantées » entre autres. Le soleil brille, il fait chaud, nous y prenons un rafraîchissement en admirant la superbe vue sur la Corne d’Or. Nous descendons ensuite la colline à travers le cimetière situé à flanc de coteau pour rejoindre l’autocar.

Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons et visitons le Vatican des Orthodoxes ; le Patriarcat Grec.

Dans son église datant de 1720, et dédiée à St. Georges, nous découvrons une riche décoration et une superbe iconostase entièrement recouverte de feuilles d’or, mais nous n’avons pas l’honneur d’être reçus par Bartholomeos I, le Patriarche ; ce sera pour une prochaine fois.

Au souper, dans le quartier de Nevizade, pas loin de Istiklâl Caddesi, on nous sert un succulent poisson grillé.


4ème jour – le 27 avril.

En bateau, nous nous rendons, pour la première fois pour certains, en Asie dans le quartier de Kadiköy, situé en bordure de la mer de Marmara. Après une balade dans les rues de ce quartier, et un court « quartier libre », nous prenons l’autocar qui nous conduit sur la colline de Camlica, point culminant d’Istanbul. Vue panoramique à couper le souffle. Mer de Marmara, Bosphore, Corne d’Or, Iles aux Princes, s’offrent à nos regards. Nous déambulons dans un parc vallonné et paré de parterres de superbes tulipes.

Nous reprenons le car qui, franchissant le pont Intercontinental du Bosphore, nous dépose dans le quartier d’Ortaköy ; nous voilà déjà de retour en Europe. A l’ombre de la mosquée de style baroque d’Ortaköy, nous savourons une « Kumpir » (grosse pomme de terre cuite au four, coupée en deux dans le sens de sa longueur, et farcie de viande et de légumes divers. Très bon !

Après un petit trajet en car, nous voilà sur la place Taksim. De là, nous parcourons à pied l’Istiklâl Caddesi. Nous visitons l’église Saint Antoine de Padoue et l’un ou l’autre passage. Interdite aux véhicules, cette rue voit néanmoins passer et repasser un tramway bondé auquel s’accrochent, à l’arrière, de jeunes enfants. Un peu de temps libre permet à certains de se désaltérer, à d’autres, de faire des achats .

Dans le car qui nous ramène à l’hôtel, nous apprenons avec surprise que nous souperons en Anatolie (partie asiatique de la Turquie) et que nous rencontrerons l’épouse et la fille d’Ayhan. Cerise sur le gâteau, nous nous y rendons en bateau spécialement affrété pour nous. C’est donc une croisière sur le Bosphore que nous effectuons de jour, puis de nuit au retour. C’est quelque part entre le pont Intercontinental et le pont Mehmet II que nous débarquons et que nous nous installons dans un restaurant situé au bord du Bosphore. Nous saluons Guzide Ozner, l’épouse d’Ayhan et faisons connaissance avec sa petite fille Leila, âgée de 2 ans et demi. Restaurant classe, repas classe. Tesekkür ederim à Ayhan pour cette belle soirée.


5ème jour – 28 avril.

Départ matinal en car pour la visite du Palais de Dolmabahce, situé sur la rive européenne du Bosphore. Achevé en 1856, ce palais a été construit par les architectes Baylan père et fils sous le règne du sultan¨Abdülmecid Ier. Sa façade baroque de 600 m de long longe le Bosphore. Dans le parc, se dresse la Tour de l’Horloge, et la toute belle Fontaine aux Cygnes. Profusion de fleurs dans les parterres du parc. L’intérieur, richement décoré (lustres en cristal, escalier d’apparat à balustres de cristal, pendules, vases, chandeliers,…) a été parcouru au pas de course , (ou presque). Notre guide a été plusieurs fois invité à avancer alors qu’il nous donnait d’intéressantes informations sur les diverses salles et leur attributions. Très beau et très intéressant.

Lunch dans une élégante épicerie du Marché Egyptien et temps libre avant la dernière étape qui se trouve être une croisière sur le Bosphore avec souper à bord. Quelques heures de liberté nous sont octroyées avant le départ.

C’est en métro, mêlés aux Stanbouliotes, que nous nous rendons à l’embarcadère de Kabatas où, là aussi, un bateau spécialement affrété pour notre groupe nous attend.

Après l’apéro, pris sur le pont supérieur, nous nous installons au restaurant où un souper succulent nous est servi. Par les fenêtre, nous admirons une dernière fois Istanbul by night. Féerique.


6ème jour – le 29 avril.


Matinée libre. Chacun pour soi !

A midi, le car nous ramène à l’aéroport Ataturk. Vol et transfert de Zaventem à Barchon sans histoire. Timing respecté.

... et enfin


Merci au conseil d’administration de l’ARC Soumagne d’avoir initié ce merveilleux voyage, ainsi qu’à Martine et Bernard qui l’ont organisé en partenariat avec Ayhan, le guide local qui s’est, sur place, dévoué corps et âme pour que le programme prévu soit réalisé. Sa bonne humeur, sa compétence, ses connaissances historiques et anecdotiques et sa sollicitude à l’égard de tous ont évidemment contribué à la pleine réussite de ce trip.

Merci aux voyageurs qui ont été disciplinés et respectueux des horaires, et à Claudine Honnay qui nous a transmis toutes les informations en temps opportun.



Mention pour l’ensemble du voyage : Excellence ! A refaire.
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