Notre ami Hubert
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Notre ami Hubert

Intervention lors de la messe de funérailles de Hubert Spronck.

Mesdames et Messieurs.

Hubert est mort ! C’est ainsi que des amis m’ont prévenu. Comme si c’était une chose impossible, inenvisageable dans le chef d’un homme qui a marqué la vie de son village et de nombreuses associations pendant des décennies.
Car vous toutes et tous qui êtes ici, vous les membres de sa famille, vous connaissiez l’homme, son caractère, son dynamisme, son engagement aussi.
Parler de Hubert, c’est presque parler d’une légende. Chacun d’entre vous, avez certainement une anecdote qui vous vient à l’esprit et qui définit le personnage.

Permettez-moi de me limiter à son engagement dans notre petite association l’ARC de Soumagne.

Ah, cela, on peut dire que c’était son enfant chéri. Il l’a créée dans les années 1985. Certes, il n’était pas seul. Il nous avait appelés à le soutenir. Mais nous n’étions que des faire-valoir. Il nous réunissait pour nous faire part de ses projets. Et comme c’était lui qui les menait à bien, c’était lui qui accompagnait tous les voyages qu’il avait programmés, nous n’avions qu’à approuver et à lui souhaiter plein succès.

Nous étions parfois voire souvent étonnés de l’audace, dirais-je même de la témérité dont il faisait preuve. Rien ne le rebutait. Des villes de Bruges ou de Bruxelles, à notre portée, puis des châteaux de la Loire au Mont St-Michel, déjà plus loin, ce fut l’Italie et puis l’Amérique du Nord avec le Canada, et pourquoi pas, encore plus loin, la Thaïlande et les Caraïbes.
Rien ne l’effrayait et rien ne l’arrêtait. Des surprises, des incidents, des moments cocasses, ceux qui l’accompagnaient pourront vous en faire part. Ils furent nombreux. Mais Hubert s’en sortait toujours, et quand on l’interrogeait à son retour, c’était toujours une réussite à 100 que dis-je à 200 %. Tel était l’homme toujours prêt à voir le verre, ou plutôt la tasse (de café) à moitié pleine plutôt qu’à moitié vide.

L’optimiste, celui qui a la foi, qui croit que c’est possible, réalise des choses qui le dépassent quelquefois. Utilisant le bon vieux téléphone, le bon vieux fax, griffonnant sur des bouts de papiers glanés par ci par là, ne connaissant pas l’ordinateur ni le courrier électronique, les mails comme on dit maintenant, il organisait excursions, conférences, voyages, réservaient les hôtels et les guides. Et ça marchait ! Comme dit plus haut, parfois avec des surprises, mais il s’en sortait.

Devrais-je aussi signaler son sens de l’amitié et de l’accueil. Nos réunions bimensuelles du Conseil d’administration, comme il aimait à le rappeler, se déroulaient autour d’un petit repas fait de sandwiches et de tartes et d’un bon
verre de vin. Hubert était plus amateur de café que de vin. Mais il se faisait un devoir de nous servir des grands crus que seuls quelques-uns d’entre nous appréciaient à leur juste valeur. C’était son bon plaisir de nous voir réjouis.

Quand, bien au-delà de ses quatre-vingt ans, il a quitté la présidence de l’ARC Soumagne, c’est une association bien vivante et bien gérée qu’il nous a cédée.
Nous lui en sommes reconnaissants.

J’ai parlé d’avoir foi en ce qu’on entreprend. Hubert avait aussi une Foi à renverser les montagnes. Nous sommes sûr que là-haut, où il se trouve, il prépare déjà une excursion avec tous ceux qu’il a connus et qui nous ont quittés.

A Cécile, à ses enfants, à sa famille, toute notre sympathie et notre amitié.

A Dieu Hubert et merci.


Jean Mordant.

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