Les Balkans du 10 au 18 septembre 2016

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Ce samedi 10 septembre 2016, les participants de l’ARC Soumagne prennent l’avion pour Bucarest. Tous se réjouissent de découvrir une région peu connue de l’Est de l’Europe, bien qu’une petite pointe d’inquiétude perce ça et là : quels seraient l’accueil et les conditions d’hébergement dans ces pays ayant vécu sous le joug communiste pendant 45 ans ?

Après une escale à l’aéroport de Vienne, nous arrivons à Bucarest fin de journée et nous sommes accueillis par notre guide Mircea. La première impression n’est pas très engageante. Les enseignes lumineuses de l’aéroport sont en panne et les abords sont peu entretenus.

Cependant, très vite, en entrant dans la ville et après les premiers commentaires de notre guide, les choses changent. De belles allées boisées avec villas et rues assez propres nous conduisent à notre hôtel de grande classe avec gadgets lumineux dans les chambres que nous, petits ruraux belges, maîtrisons difficilement.

Pendant tout le séjour nous bénéficierons de très bons hôtels qui nous ont permis de récupérer un temps soit peu, au soir de journées chargées.

En Roumanie nous avons surtout visité Bucarest qui fait partie de la Valachie, et la Transylvanie. Bucarest est une ville qui a été partiellement détruite à l’époque communiste pour y faire le palais Ceausescu, palais du parlement de 32.000 m 2 de salles de réunion, de bureaux, de hall...à peine plus petit que le Pentagone aux Etats-Unis, et une avenue voulant égaler les Champs Elysées de Paris. C’est du pur style soviétique. Mais le pays essaye de se débarrasser des traces de l’époque communiste. De beaux quartiers et de beaux monuments sont à découvrir.

Nos repas se prennent toujours dans des restaurants typiques où la bière coule à flots et où la nourriture est abondante à défaut d’être raffinée. Un jour à midi, dans une ferme auberge, nous trouvâmes sur la table du vin et des pichets d’alcool du coin (45 à 50°) et comme on dit « c’était du vrai ! »

Bien sûr, que ce soit en Roumanie et en Bulgarie, la visite d’églises orthodoxes et de monastères très typiques avec moult icônes de tous les genres et de toutes les dimensions figurait à notre quotidien. Nous pûmes bénéficier, par hasard, d’un office spécial à l’église patriarcale de Bucarest en présence du patriarche de Roumanie. C’était très beau, mais oh combien compliqué à comprendre pour nous d’obédience catholique.

Nous vous ferons grâce de l’histoire mouvementée de ce pays où les Ottomans, les Hongrois, les Habsbourg et d’autres se partagèrent ce grand territoire. A retenir cependant que les Daces semblent être les premiers habitants du pays (d’où le nom de Dacia aux voitures construites en Roumanie sous la bannière de Renault). A mentionner les villes de Brasov avec son église saxonne, de Sinaïa dans la montagne et son château, résidence du roi Carol I er. Mais les visites de Sighişoara, de Sibiu et autres furent également d’un grand intérêt. Sans oublier à Bran, la visite du palais de Dracula, prince transylvanien du XV e siècle.

Après la Roumanie, nous sommes passés en Bulgarie en enjambant un pont le Danube, fleuve mythique dont on cherche vainement la couleur bleue de son eau. Il se jette dans la mer Noire. Nous rencontrons notre guide bulgare Ivan Ivanov (ça ne s’invente pas !).

Notre première halte nous impressionne par la situation de l’hôtel où nous logeons. Cet hôtel situé à Vélico Tarnovo domine une large vallée où, sur l’autre flanc, se trouvent les ruines du château médiéval de Tsarevets, objet d’un « sons et lumières » au cours de la soirée.

La visite de la ville de Plovdiv sur le fleuve Maritsa (Sylvie Vartan !) avec sa ville neuve et sa partie ancienne sur la colline, nous réjouit. Et puis, c’est un long chemin qui nous conduit au Monastère de Rila où les truites prévues au déjeuner (dîner pour nous) ont dû nous attendre jusqu’à 15 heures. Autant dire que nos voyageurs affamés n’en n’ont fait qu’une bouchée. Mais, le Monastère, un des plus grands de Bulgarie valait la peine. Ce n’est pas pour rien qu’il est classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

Sofia (de Ste-Sophie, patronne de la ville), la capitale, avec ses quasis 2 millions d’habitants nous séduit. L’église de De Bojana, classée elle aussi, la cathédrale Alexandre Nevski, la place du Parlement, la mosquée Banya Bashi... sans oublier les ruines romaines, nous permettent de constater que le pays a un grand souci de préserver son patrimoine. Nous trouvons aussi des rues piétonnes jalonnées de beaux magasins aux vitrines attirantes pour nos voyageuses.

Que retenir de ce voyage ? Il faut se rendre dans ces pays qui s’éveillent au tourisme, et où les gens sont très accueillants, où il y a tellement d’Histoire (avec un grand H) et de belles choses, sans oublier de vastes espaces encore sauvages et certains villages où il n’est pas rare de rencontrer de petits fermiers avec cheval et tombereau.

Nous ne sommes pas allés sur les plages de la mer Noire, mais, il paraît qu’elles sont très belles et attirent aussi de nombreux touristes.

Bref, un voyage qu’on n’oubliera pas de si tôt !

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